Chaque jeudi à 9h30, rediffusion à 18h
Dans l’émission Samskrita je propose une approche du sanskrit par l’étude d’un texte de vedānta. Le but est de découvrir et d’apprécier toute la saveur de cette langue qui remonte à l’origine des langues indo-européennes comme la plupart des langues européennes, le latin, le grec ou le français. Tous les textes sacrés de l’Inde depuis le Veda jusqu’aux upaniṣad sont écrits en sanskrit. La particularité d’un texte en sanskrit est que la langue elle-même est indissociable de son contenu philosophique et spirituel. Celui qui apprend cette langue enrichit sa connaissance des textes sacrés et approfondit sa démarche spirituelle.
Cette année, je vous propose l’étude de la Kaṭha upaniṣad, un texte magnifique riche d’enseignement et de poésie, au cours duquel Yama, le roi de la mort, guide son disciple, le jeune garçon Naciketas, vers la connaissance de la réalité.
Le grand Ātman (Jeudi 16 avril 2026)
Yama explique que seuls ceux qui ont l’intelligence suffisamment aiguisée pour voir le subtil peuvent accéder au Soi. Il nous emmène dans une sorte d’échelle où l’on monte en subtilité depuis les sens, le mental, la buddhi, l’ātman manifesté, l’ātman non-manifesté.
Le puruṣa (1) (Jeudi 2 avril 2026)
Pour affiner notre compréhension, Yama nous entraîne dans une recherche de plus en plus subtile : les objets sont supérieurs aux sens, le manas est supérieur aux objets, la buddhi est supérieure au manas, le grand ātman est supérieur à la buddhi, le non-manifesté est supérieur au grand ātman, le puruṣa est supérieur au non-manifesté, il n’y a rien de supérieur au puruṣa, c’est le sommet !
Le char (4) (Jeudi 18 mars 2026)
Quand la buddhi, grâce à vijñāna, le discernement, réussi à piloter le manas, le mental qui tient les rênes, alors on atteint le bout du chemin. Faisons confiance au Soi, pour guider la buddhi, à la buddhi pour maîtriser le manas, au manas pour ne pas être influencé par les objets et maintenir les sens à l’intérieur.
Le char (3) (Jeudi 17 février 2026)
Yama poursuit l’analogie du char. Si le jīvātman est dépourvu de vijñāna, le discernement il va continuer à errer dans le saṁsāra, de naissance en naissance. En revanche avec le discernement le manas reste calme et le sage atteint le but de sa vie.
Le char (suite) (Jeudi 5 février 2026)
our mener à bon port le jīvātman, le char qui est notre véhicule corporel, doit être pourvu de bons chevaux, le mental doit rester concentré pour les piloter, il faut que la buddhi soit animée par vijñāna, la connaissance pure qui donne le discernement.
Le char (Jeudi 22 janvier 2026)
Yama expose l’analogie qui compare le jīvātman, l’être humain incarné, à un char. On y trouve le ratha, le char, rathin, le maître du char, sārathi, le cocher, pragraha, les rênes, haya, le cheval, gocara, les pâturages, qui représentent respectivement : le corps, le jīvātman, la buddhi, le manas, les sens et les objets des sens.
La grotte du cœur (Jeudi 11 décembre 2025)
Le jīvātman, l’âme individuelle, et le paramātman qui est le brahman suprême, résident tous les deux dans guhā, la grotte du cœur. Et tous deux expérimentent le résultat des actions l’un comme acteur, l’autre comme témoin.
