Chaque mardi à 9h, rediffusion à 17h30
Proposé par Aditi
Aditi participe à la rédaction de la revue Védanta aux éditions du Centre Védantique Ramakrishna. Curieuse et passionnée, elle aime explorer les archives du Centre, où reposent de précieux manuscrits. Chaque semaine, au fil de ses découvertes, elle partage avec nous un trésor issu de ce patrimoine spirituel.
Le dévot ami de Swâmi Vivekânanda (mardi 6 janvier 2026)
Nous avons jusqu’à présent rencontré deux figures majeures, qui ont occupé le devant de la scène du CVR. Nous avons lu des lettres de Swâmi Siddheswarananda, et entendu des conférences de Swâmi Ritajananda. Mais il y a aussi eu une autre présence, qui a œuvré dans l’ombre et qui a, elle aussi, laissé un fonds d’archives important.
Nous voulons parler ici de Swâmi Vidyatmananda.
Swâmi Vidyatmananda qui se décrivait comme « un observateur perplexe et un témoin fasciné » des débuts du vedānta en Occident a été un écrivain prolifique. Il a laissé derrière lui plusieurs livres en anglais de même que quelques traductions en français. On peut ainsi trouver à la librairie du CVR son autobiographie intitulée La transformation d’un dévot de même qu’un autre livre intitulé Feuilles d’un ashram, un recueil de réflexions sur la vie à l’ashram.
Nous commençons cette semaine avec la lecture d’un chapitre de son autobiographie intitulé Le dévot, ami de Swâmi Vivekânanda.
Un film d’archive sur Swâmi Ritajananda (mardi 16 décembre 2025)
Pour cette dernière émission avant les vacances de Noël, je vous propose de découvrir le film d’archive sur Swâmi Ritajananda que je vous ai présenté en ondes. Il s’agit d’extraits d’un film rare, intitulé L’ashram de Gretz tourné en 1997. Ces images ont quelque chose de singulier, car Swâmi Ritajananda a quitté son corps en 1994. Ce que nous voyons appartient donc à un autre temps. Et pourtant, ce qui s’y dit est d’une étonnante présence. Le film est court — un peu plus de six minutes. Il débute dans le parc de l’ashram, puis montre Swâmi dans différents moments de la vie quotidienne. On y aperçoit aussi quelques personnes qui ont partagé son quotidien.
Le karma yoga comme voie de libération (mardi 9 décembre 2025)
La semaine dernière, nous avons découvert que Swâmi Ritajananda a écrit de nombreuses conférences au cours de sa vie à l’ashram. Mais sa contribution littéraire ne s’est pas limitée aux conférences ; il a aussi beaucoup rédigé pour la revue Vedānta.
Aujourd’hui, je partage avec vous un texte particulier, retrouvé parmi ses archives : l’épreuve finale d’un article qu’il a consacré au Karma Yoga, dans la numéro un de la revue, en 1966.
Dans ce texte, Swâmi Ritajananda nous explique que le karma yoga est avant tout une discipline intérieure : le yoga de l’action juste, l’art de faire ce que nous avons à faire, simplement, pleinement, en faisant de notre mieux, selon notre propre nature.
Il nous dit, à l’image de Sri Krishna dans la Bhagavad Gītā, que toute activité — la plus humble comme la plus élevée — peut devenir une pratique spirituelle si elle est accomplie avec attention, sans agitation, et sans que l’ego ne réclame sa récompense.
Il insiste sur le fait que la spiritualité se vit là où la vie nous place : au cœur des décisions, des tensions, des responsabilités. Comme Krishna qui parle au milieu du champ de bataille, il nous rappelle qu’il n’est pas nécessaire de partir dans un ermitage pour vivre profondément.
Le Karma Yoga, c’est quoi (mardi 2 décembre 2025)
La semaine dernière, nous avons découvert que Swâmi Ritajananda a écrit de nombreuses conférences au cours de sa vie à l’ashram. Mais sa contribution littéraire ne s’est pas limitée aux conférences ; il a aussi beaucoup rédigé pour la revue Vedānta.
Aujourd’hui, je partage avec vous un texte particulier, retrouvé parmi ses archives : l’épreuve finale d’un article qu’il a consacré au Karma Yoga, dans la numéro un de la revue, en 1966.
Dans ce texte, Swâmi Ritajananda nous explique que le karma yoga est avant tout une discipline intérieure : le yoga de l’action juste, l’art de faire ce que nous avons à faire, simplement, pleinement, en faisant de notre mieux, selon notre propre nature.
Il nous dit, à l’image de Sri Krishna dans la Bhagavad Gītā, que toute activité — la plus humble comme la plus élevée — peut devenir une pratique spirituelle si elle est accomplie avec attention, sans agitation, et sans que l’ego ne réclame sa récompense.
Il insiste sur le fait que la spiritualité se vit là où la vie nous place : au cœur des décisions, des tensions, des responsabilités. Comme Krishna qui parle au milieu du champ de bataille, il nous rappelle qu’il n’est pas nécessaire de partir dans un ermitage pour vivre profondément.
Les enseignements des upanishad - 2ème partie (mardi 25 novembre 2025)
Dans le texte d’aujourd’hui, Swâmi Ritajananda nous propose un chemin simple et progressif pour entrer dans l’esprit des upanishads : la manière dont elles posent les questions essentielles, dont elles lisent le monde comme un vaste symbole, et dont elles révèlent en chacun de nous une présence profonde, nommée Brahman. Il nous montre aussi comment le vedānta prend sa source dans leurs enseignements.
Les enseignements des upanishad - 1ère partie (mardi 18 novembre 2025)
Cette semaine, nous découvrons les écrits de Swâmi Ritajananda en lisant le texte d’une conférence qu’il a donnée à l’ashram dans les années 1980. Dans Les enseignements des upanishad , nous explorons avec lui l’origine et la portée des upanishad, ces textes majeurs de la sagesse indienne.
Swâmi Ritajananda - le rayonnement tranquille (mardi 11 novembre 2025)
Dans le document que nous lisons aujourd’hui, Swâmi Vidyatmananda qui fut longtemps son collaborateur, esquisse une description personnelle de la vie de Swâmi Ritajananda, de son caractère, de ses vues sur la religion et de ses réalisations. Il tente de nous montrer comment il agissait en tant que guide spirituel et comment le fait d’être ce qu’il était a inspiré de nombreuses personnes.
Souvenirs d’un sadhu (mardi 4 novembre 2025)
Aujourd’hui, un témoignage autobiographique vraisemblablement écrit dans les années 1970, relatant des souvenirs d’enfance remontant au début des années 1940 à Ceylan (l’actuel Sri Lanka).
L’auteur, alors âgé d’une dizaine d’années et récemment orphelin, évoque son admission au Foyer d’Étudiants de la Mission Râmakrishna à Kalladi Uppodai, qu’il compare au Shanti-niketan créée par Narindranath Tagore en 1901. C’est là qu’il fit la rencontre de Swâmi Ritajanananda, qu’il décrit avec émotion comme un maître plein de bonté, de simplicité et de sagesse.
À travers des anecdotes empreintes de tendresse – le jardin, le chat, les conseils sur la propreté, la discipline et la force intérieure – le texte dresse un portrait vivant d’un éducateur spirituel marquant, dont la présence a profondément façonné la vie morale et spirituelle de l’auteur.
Acte de naissance de l’ashram de Gretz (mardi 14 octobre 2025)
C’est une lettre qui a été considéré comme « l’acte de naissance de l’ashram de Gretz » que nous partageons aujourd’hui. Une missive datée du 16 mars 1948 que Swâmi Siddheswarananda a envoyée à une très proche disciple, pour lui parler d’une promenade qu’il a faite en Seine et Marne.
La signature de l’acte d’achat du château de Bois Vignolles en juin 1948 a marqué la concrétisation d’un projet inspiré par la vision de Swâmi Vivekânanda. Porté dès l’origine par un idéal d’unité et de fraternité, ce projet a progressivement pris une dimension collective, dépassant les initiatives individuelles pour rassembler autour d’une aspiration commune. Aujourd’hui, ce lieu est un espace de rencontre et de partage, où se tissent le dialogue, la compréhension mutuelle et le sentiment d’appartenir à une même Unité.`
À Belur Math (mardi 7 octobre 2025)
Après dix ans d’absence, Swâmi Siddheswarananda retrouve avec émotion la Maison Mère, devenue un lieu de pèlerinage international et vibrante d’activités spirituelles et sociales. Dans une lettre adressée à ses dévots de Gretz, il décrit l’expansion de Belur : temple, écoles, hôpital, bibliothèque, séminaire et jardins forment désormais une ruche où se mêlent prière et service. Logé près de la chambre où Swami Vivekânanda s’est éteint, il partage la vie fraternelle des moines et échange sur son travail en France. Il confie préférer la rencontre intime, où une âme s’ouvre vraiment à une autre, aux discours solennels. De Miss MacLeod et de Teilhard de Chardin, il retient une grande leçon : la grandeur naît de l’écoute, plus que de la parole. Ainsi, le silence attentif devient semence de tolérance, et plus puissant que toutes les proclamations.
Séjour chez sa mère (mardi 30 sept 2025)
Les extraits de lettres de Swâmi Siddeshwaranda présentés dans cette émission sont un mélange de chronique intime et de méditation spirituelle, où la vie quotidienne devient le théâtre d’une expérience religieuse profonde.
La grande famille de Swâmi Siddeshwarananda en Inde
Son histoire personnelle, auprès de sa mère malade et mourante, se relie à une histoire collective : celle de la mission spirituelle qu’il a commencée en France.
L’ensemble de ses écrits dégage une atmosphère à la fois tendre, grave et lumineuse, où la mort elle-même est vécue comme une offrande et une bénédiction.
Retour aux Indes 2ème partie (mardi 23 septembre 2025)
Aujourd’hui, nous poursuivons la lecture de la lettre de Swâmi Siddeshwarandan du 4 septembre 1946. Dans cette lettre, le Swâmi nous raconte un voyage entre froid et chaleur, fatigue et rencontres, mais aussi un chemin intérieur de patience et de confiance. À cette époque, les vols commerciaux au long cours existaient déjà, mais ils restaient peu répandus, coûteux, et souvent organisés au départ de Londres, par escales techniques.
En partageant ces lignes avec ses dévots restés en France, Swâmi leur rappelle que chaque épreuve peut devenir un exercice de foi et d’endurance, et que la patience, même dans la douleur, ouvre la route vers l’Essentiel.
Retour aux Indes 1ère partie (mardi 16 septembre 2025)
Nous poursuivons notre exploration des archives de Swâmi Siddheswarananda, et cette semaine s’ouvre la première partie du récit de son retour en Inde après 9 ans d’absence dans le pays.
Nous savons qu’à la demande du monastère de Belur Math, il fut envoyé en France en 1937 pour y faire connaître l’enseignement du vedānta. Il donna alors des conférences à Paris, dans plusieurs universités, dans diverses villes de France et même au-delà, en Europe.
Mais à l’automne 1946, une nouvelle vint bouleverser son parcours : sa mère, gravement malade, le réclamait à ses côtés. Il entreprit alors un long voyage, un retour vers l’Inde, vers ses origines, et vers une rencontre intime avec sa propre histoire.
Lettre à son père 2ème partie (mardi 9 septembre 2025)
La semaine dernière, Swâmi Siddeshwarananda nous laissait entrevoir le moment fragile où un destin s’éveille. En annonçant à son père son désir de devenir moine, il lui exposait ses raisons intimes et soulignait qu’il souhaitait particulièrement intégrer le Monastère Râmakrishna. Aujourd’hui, nous découvrirons les raisons qu’il invoque pour toucher le cœur de son père et gagner la liberté de son choix.
Lettre à son père 1ère partie (mardi 2 septembre 2025)
Aujourd’hui nous ouvrons une lettre intime datée de 1919. Elle est écrite par un jeune homme de 22 ans, alors qu’il termine ses études à l’Université de Madras. Il s’adresse à son père, non pas pour parler de carrière ou d’avenir ordinaire, mais pour lui confier un désir profond : celui de devenir moine. Ces mots, écrits avec le courage et la délicatesse que demande une telle annonce révèlent la force d’un caractère peu ordinaire. Ce jeune homme, c’est Swâmi Siddheswarânanda, le premier président de l’ashram de Gretz.
Ce jeune homme de 1919 nous laisse entrevoir le moment fragile où un destin s’éveille. Sa lettre, adressée à son père, dépasse le temps : elle parle à chacun de nous de courage, d’amour et de liberté intérieure.
Une voix d’hier, qui continue de nous parler aujourd’hui.
